Marcher vers ma liberté…

« Viens dans l’Ouvert, ami » Holrderlin   

Comment casser l’enfermement, les répétitions mortifères, les menaces… Résister aux injonctions répétées de fermetures, replis, de solitude… Submerger par les angoisses de vulnérabilités, de destructions, de pertes de sens… Le stress du « a quoi bon ?», d’une attente sans fin… Cette réalité nous échappe, ce monde court à sa perte, de cette vie on perd le contrôle… La rencontre, l’ouverture, l’initiative, la création, la légèreté, l’humour absents… Peste.

Temps noirs de la pandémie, temps noir de l’écologie… Virus, CO2 et méthanes, pétroles et charbons, plastiques… L’ennemi est partout, dans nos existences, nos impuissances… Ne pas sombrer dans l’autodénigrement, ni accuser nos voisins de tous les maux… Comment ne pas être coupables ?

Résister à cette vague mondiale, comme si elle n’était qu’une invention du malin ? Se flageller dans une solidarité fictive, un élan absent… En pensée magique, agir dans notre quotidien contre ces léviathans qui nous écrasent ? Se retirer, sortir du monde et de ce flux incontrôlé, incontrôlable de menaces, de catastrophes… Pulsions de mort à répétitions ? Devenir sourd, aveugle, carapace de protection illusoire… Se bétonner dans l’indifférence, l’absence de compassion envers l’autre comme envers soi même… Et rire de ce non futur annoncé, inéluctable ?

Quelle écologie, quel équilibre possible aujourd’hui ?
Quels chemins sans peur et sans reproche ?

Marcher en liberté
Marcher vers ma liberté

Casser l’enferment physique… Ouvrir sa porte à l’extérieur, partir dans cette nature si belle en automne… Respirer, marcher, trouver son rythme, ressentir son corps en liberté, en endurance, en autonomie… Vagabonder et partager.

Casser l’enfermement psychique… Le cercle sans faille de notre culpabilité déguisée, retrouvée sans cesse… Ne plus lutter, tenir ou se protéger… Mais au contraire ouvrir doucement sa porte, sa carapace… Ressentir cette culpabilité imaginaire, et ce traumatisme archaïque qu’elle tente d’effacer… Ressentis d’abandons, de rejets, manques primordiales, incomblables… Toujours plus seul, plus impuissant… Anéanti.

Vers une psychanalyse moderne ?
Vers une psychanalyse moderne ?

Marcher en liberté… « Viens dans l’ouvert l’ami »… Sans fuir ou fermer les yeux… Aller vers cette écologie en péril, cet équilibre en perdition… Vers cette culpabilité imaginaire et ce traumatisme archaïque d’anéantissement (je suis un « bébé tout seul »… Un bébé mort malepeste)… Avec d’autres, avec l’Autre, apprivoiser les peurs, traverser les menaces, dépasser l’horizon vertubleu.
En suis je capable ?

Pour partager ces expériences, marcher vers ma liberté… Au rythme de mes pas, de mon corps… J’ai fondé le groupe Randonnées gardoises… Incitation à retrouver volonté, indépendance et beauté.

Pour partager ces expériences, marcher vers ma liberté… Au rythme de mes peurs dépassées, de ma culpabilité imaginaire acceptée, de mes traumatismes archaïques traversés… J’ai fondé le groupe Psychanalyse aujourd’hui ?… Incitation à créer son chemin singulier, son chemin de liberté

Allez !

Des vidéos prises sur le vif des ateliers et conférences sont disponibles sur la chaîne :  Jean Godebski – You Tube

# Skype Thérapie #

Comme en cabinet, la psychothérapie d’orientation psychanalytique par Skype Thérapie est une écoute libre, exclusive et attentive, sans barrière, sans jugement ni à priori. Cette écoute s’appuie d’abord sur le désir d’écoute (un désir d’enfance) et le travail effectué sur lui même par le psychanalyste (au moins dix années d’analyse). Cette écoute se soutient aussi d’un corpus théorique dense (études, collèges cliniques, recherches, livres, conférences…), enrichie aussi de l’expérience des patients.

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skype-thérapie.fr

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A quoi sert la psychanalyse ?

Je suis invité par le GERED (Groupe d’Entrainement, Relation Ecoute, Désir) à animé un atelier/conférence avec la psychanalyste Paule Plouvier sur le thème : A quoi sert la psychanalyse ?

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A quoi sert la psychanalyse ?

La psychanalyse ça sert à pouvoir travailler et à pouvoir aimer affirmait Freud. Simple et limpide, cette réponse laisse entendre malgré tout une certaine norme : le but de toute vie, d’après la psychanalyse, serait-il d’aimer et/ou de travailler ? De plus quand est-il de notre corps ? La psychanalyse aurait-elle un effet sur notre santé en déplaçant les conflits du réel (le corps) vers le symbolique (langage)… Ou l’inverse ??

“Tu ne céderas pas sur ton désir”… Avec Lacan , la psychanalyse s’affirme comme une éthique du “parler vrai”… Un chemin de liberté. “Savoir y faire avec” sa jouissance, avec ses symptômes… Avec son Sinthome (noyau réel des symptômes après l’analyse)… Composer, ressentir, actualiser ses traumas… Traverser son fantasme, parvenir au désêtre, à un vide (réel) propice à l’émergence de son propre désir… Désirer être désirant, mettre son énergie au service de ce désir, telle serait la visée lacanienne.

La psychanalyse est une pratique, l’association libre dans un cadre précis, un temps précis… Avec l’aide d’un psychanalyste (qui grâce à sa propre analyse peut analyser et dépasser les identifications du transfert – je suis moi aussi amoureux de ma patiente ou je la déteste ?). Cette pratique permet de “débrouiller l’indébrouillable”, de traverser les traumas et remettre sa menace de destruction, d’anéantissement à sa place, dans le passé, l’enfance de l’analysant… Grâce au symbolique (la parole) et à l’imaginaire, border, limiter ses effets de corps (douleurs, maladies…).

“Il n’y a pas de rapport sexuel”, la complétude n’existe pas, quoiqu’on fasse, psychanalyse ou pas… Ca manque toujours. Impossible donc de prétendre accéder à un point d’équilibre (le boulot, la famille, l’amour, la santé tout va bien)… Ainsi la visée de toute psychanalyse ne sera ni de soigner, ni de combler… Mais bien de permettre par son manque structurel de dépasser les Noms du Père (toutes les projections, injonctions des autres (parents, familles, sociétés…)) pour aller avec son propre désir… Dépasser le cercle, répétitions mortifères de ses symptômes, pour un mouvement en spirale, guidé par sa jouissance… Je désire ce qu’il me manque.

La psychanalyse vise donc un mouvement… Vivez votre vie. On le peut comparer idéalement à la marche… Une suite de déséquilibre qui forme un équilibre.On peut aussi le voir comme les possibles successions, liaisons successives, des pulsions de vie et des pulsions de mort.

Ce voyage psychanalytique qui n’a sans doute pas de fin (sinon la mort elle même) peut nous amener aux sources de la répétition du traumatisme du langage (pourquoi je n’arrête jamais parler ?) ou à interroger les fondements de son narcissisme (pourquoi ai-je besoin d’aimer l’autre ? pourquoi ai-je tant besoin que l’autre m’aime ?), voir même à reconnaître la “faute originelle”… Quoiqu’il en soit, en fin de compte, tout ce dont je souffre est, par structure, ressenti comme… De ma faute malepeste.

Et peut être s’en libérer…

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Jouissances abandonniques

« Jouissances abandonniques » est la cinquième partie de la conférence « Passions et solitude… », après « Un abandonnique… Corbleu ! », « Structure abandonnique… Un fantasme ? », « Abandonniques… Mais pas trop ! » et « Seul peut-être… Mais peinard ». Qu’est-ce qui fait la compulsion de répétition et comment peut-on expliciter ces symptômes, cette jouissance chevillée… Pardieu ?

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Yash Godebski Fille a la banquette rouge

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Sortie livre : Le Passe-Port, Présentation Gazette Café Montpellier

Samedi 23 mars 2019 de 18h à 19h au Gazette Café, 6 Rue Levat, Montpellier : Confrontation à quatre voix pour la présentation et signature du nouveau livre  “Le Passe-Port entre poésie et psychanalyse”, entretien de Paule Plouvier par Christiane Anglès Mounoud et Jean Godebski .

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Gazette café

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Passe-Port … Le refus des illusions ?

La traversée du fantasme ou le refus des illusions

P.P. : Il y a des portes qui peuvent ouvrir sur la rêverie et l’inadaptation au monde, mais il y a des portes qui peuvent ouvrir sur la folie, la seconde mort, l’horreur psychotique du vide… On peut rencontrer, je crois, de pareils instants en psychanalyse ; ça s’authentifie à travers la passe, telle que Lacan l’avait instituée et que les lacaniens tentent de perpétuer. La traversée du fantasme disent-ils. Oui, il peut y avoir un moment horrible. Il n’est pas fait d’êtres monstrueux, de figures menaçantes, c’est vraiment une espèce d’horreur du vide.

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Cyprien Godebski Portrait

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