Lacan : Une clinique du Réel

« La psychanalyse part toujours de l’association libre, des formations de l’inconscient et de l’interprétation du sens, mais pas pour s’y installer, pour viser le hors sens du Un auquel tout parlêtre est assujetti fondamentalement dans sa répétition » (Miller J.-A. « L’être et l’Un »).

Dès 1957 (Séminaire V : Les formations de l’inconscient) Lacan doit se résigner : sa tentative de tout faire passer sous le joug du symbolique (« l’inconscient est structuré comme un langage ») bute sur la pulsion. Dès lors on va assister, progressivement, au passage du symbolique au réel, du langage à la pulsion, jusqu’au triomphe de la jouissance sur le signifiant (Séminaire XX de 1973 : Encore).

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Lacan… Encore

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Introduction à une Clinique du Réel

Dans les dernières années de sa  » clinique du réel », Jacques Lacan pratiquait non seulement les séances à durée variable (motif des scissions de 1953 et 1963), des séances courtes mais aussi des « non séances » pourrait-on dire. A ce patient qui l’attend dans sa salle d’attente, il dit : -Vous êtes là… Moi aussi ! A la semaine prochaine.
Bien sûr il empoche le montant de la séance, bien sûr il attend son patient la semaine suivante… Et bien sûr son patient revient… Comment comprendre cette pratique ?
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Loczy où l’autonomie apprise aux nourrissons

L’institut Pikler, dit « Loczy », a été fondé dans les années 1930 à Budapest, Hongrie. Ses principes sont donc validés par plusieurs décennies de pratique. Pour le Dr Pikler, ce que l’institut doit offrir aux nourrissons, ce n’est pas un mode de vie ressemblant dans sa forme à une vie de famille, car ce serait illusoire. Les séparations inévitables, les déchirements et les deuils successifs rendront incapables, avec le temps, enfants comme adultes d’entrer dans une relation stable d’échanges et de confiance.Il est donc primordial de ne pas entretenir chez l’enfant l’illusion que l’adulte qui s’occupe de lui est sa mère. Et ne pas l’abandonner aux effets destructeurs des séparations qui suivent les élans passionnés et incontrôlés de sentiments d’amour possessifs.

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Les ateliers du Club de La Borde

À La Borde, le terme ateliers englobe, les activités artistiques, ludiques et corporelles, mais aussi les activités du quotidien, du ménage à la cuisine, aux présences dans les infirmeries. Chaque être humain est considéré comme un être singulier, et social, surtout s’il est désocialisé. Ces deux dimensions sont prises en compte dans le traitement. Car plus l’être humain souffre, plus il se renferme, sa maladie le coupe d’autrui et de la réalité. D’où l’importance du Club, de ses ateliers, de ses réunions, qui sont autant de lieux de rencontre… Rencontre avec une matière, une technique, d’autres personnes, étayée par la liberté de circulation; circulation d’un lieu à l’autre – inverse de l’errance – favorisant la circulation de la parole.

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Le Club thérapeutique de La Borde

« Lorsque des psychiatres, quelques années après la libération, ont proposé la création de Clubs de pensionnaires au sein des hôpitaux psychiatriques, cela a été comme une petite révolution : les malades mentaux, les fous pouvaient enfin acquérir une personnalité juridique collective. La création des Clubs a été une sorte de déclaration d’indépendance. Un nouvel interlocuteur s’interposait entre l’Administration, les infirmiers et le pouvoir médical. »
(F. Guattari, 1973, Le Club)

La clinique de La Borde est d’abord une Association 1901 où il ne s’agit plus d’être soigné ou soignant, mais avant tout « membre d’un Club ». Ce Club en question gère une quarantaine d’ateliers qui vont des plus classiques comme la peinture ou la poterie jusqu’à l’équitation ou le bar en passant par des ateliers de gestion même des affaires du Club. Ce Club s’articule avec des structures qui interagissent avec lui.

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La Clinique de La Borde

« Résistez à tout ce qui est concentrationnaire » (J. Oury, 1989).

En 1953, J. Oury ouvre la clinique de La Borde, un « groupe thérapeutique » au modèle d’organisation inspirée des expériences de F. Tosquelles à Saint Alban. Lutte contre l’aliénation sociale et mentale, le premier travail de désaliénation concerne l’outil thérapeutique : rotation des tâches, diversification des fonctions où soins et écoute sont l’apanage de tous. En effet, tout le personnel, du médecin au cuisinier, est formé à accueillir la parole du patient, et à y faire face par lui-même, complétant la prise en charge individuelle, singulière, par une personne fixe.

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La Psychothérapie institutionnelle ou l’exigence de la transversalité

« Je pense qu’il nous faut particulièrement insister sur ces faits : que nous sommes des psychothérapeutes et non des zoologistes ; que nous avons à faire à des hommes, malades ou non, donc à des êtres qui se distinguent des animaux parce qu’ils sont doués de la parole ; que cette parole est notre instrument de travail, du fait même qu’elle nous constitue foncièrement et nous situe dans le monde. » J. Oury (www.laborde)

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié des patients hospitalisés dans les hôpitaux psychiatriques français (40 000) sont morts de faim ou de privations. Des psychiatres (F. Tosquelles, L. Bonnafé, G. Daumézon, P. Koechlin, J. Oury…) vont repenser la psychiatrie. Il s’agit d’utiliser la vie en communauté pour aider les malades à renouer des liens sociaux et retrouver le «contact vital avec la réalité». Ils proposent la psychothérapie institutionnelle comme méthode d’analyse et de traitement du milieu psychiatrique.

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Structure abandonnique… Un fantasme ?

« Structure abandonnique… Un fantasme ? » est la deuxième partie de la conférence « Passions et solitude, deux symptômes d’une structure abandonnique ? » après « Un abandonnique… Corbleu ! »… Où j’affirme, au-delà de mes sources et schéma, que cette structure est un fantasme… Mais aussi de quoi ce fantasme se nourrit… Saperlotte !

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Magritte L’homme au chapeau

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Un Abandonnique… Corbleu !

« Un abandonnique… Corbleu ! » est la première partie de ma conférence « Passions et solitude, deux symptômes d’une structure abandonnique ? »… Où je raconte d’où viens « ma structure abandonnique » ? Car si nous voulions rester dans les clous de la théorie freudienne, nous devrions sans doute dire : Structure névrotique, symptômes abandonniques… Car nul part en vérité, il est question en psychanalyse de structure abandonnique… Peste !

Néanmoins, j’ai tenu à conserver ce terme de structure pour souligner l’impossibilité d’en sortir… De changer de mode de jouissance… Ce qu’un bon lacanien averti appellerai sans doute son Sinthome… Ce qui reste, malgré tout, des symptômes… Même après des années de divan (où d’autres thérapies !)… Même après la fin de son analyse… Mega-peste !

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Egon Schiele Amitié 1913

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Jeux Lacaniens : L’objet a ?

Qu’est-ce, pour vous, l’objet a ?

Bonjour… Pouvez vous me laisser en commentaire ou message privé (sur ma page Facebook), en deux trois phrases : Qu’est-ce que pour vous « l’objet a » ?

Entre paroles d’initiés et vulgarisations sauvages, le malentendu prospère… Evidemment ! Quelques commentaires sur les réseaux sociaux suffisent à comprendre l’étendu de l’incompréhension mutuelle… Et sa fonction essentielle… Peste ! Le langage est, lui aussi, toujours manquant… Et c’est pour cela que nous parlons sans cesse… Saperlotte !

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Jacques Lacan : D’un discours…

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