Fonction paternelle : A quoi ça sert un père ? Deux conférences à Nîmes

La fonction paternelle, jeudi 24 et 31 janvier 2019, Petit Théâtre de la Placette à Nîmes

Après avoir exploré la fonction maternelle (« La mère suffisamment bonne… Mais pas trop !? » un cycle de trois conférences), j’ai finalisé un cycle de deux conférences sur la fonction paternelle, intitulé : A quoi ça sert un père ?

Le jeudi 24 janvier 2019 à 19h02 : Sans père et sans repère ?

Le jeudi 31 janvier 2019 à 19h02 : Au Nom du Père 

Petit Théâtre de la Placette, La Placette, 30000 Nîmes.
PAF : 5€ – Contact : Jean Godebski  07 54 81 39 18

fonction-paternelle-jean-godebski-psychanalyste-Nîmes-père
Michel-Ange : Dieu le Père !

Sans père et sans repère ?
Du patriarcat très affirmé à l’égalité des sexes, le père a perdu de sa superbe, son attractivité … Au point qu’aujourd’hui on traite Freud de phallocrate, de misogyne, voire de réactionnaire… Freud le défenseur acharné du père !

La fonction paternelle est en effet au centre de la psychanalyse freudienne, au centre de son fameux complexe d’Œdipe. Pour Freud, la fonction paternelle est en effet fondamentale et universelle : elle désintrique l’impossible fusion mère-enfant, permet la différenciation des sexes et des générations.

Le père est celui qui porte la loi, l’interdit de l’inceste… Celui qui permet donc la reproduction de l’espèce, et non son anéantissement, sa disparition…
Le père porte donc l’Humanité sur épaules… Saperlipopette !

Au Nom du Père
A la suite de Freud, Jacques Lacan reprend la fonction paternelle comme primordiale pour la dé-fusion mère enfant. Il la nomme : Nom du Père… Référence explicite au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, mais aussi, plus prosaïquement, au nom qu’il donne : je porte le nom de mon père. Le Nom du Père, c’est une nomination tout autant qu’une intention, un destin… Une façon de faire dans le monde : construire sa maison, son parcours professionnel, sa famille… Ou pas ?

Jacques Lacan reprend le complexe d’Œdipe et propose un concept symbolique pour définir l’objet comblant : le Phallus.
Si le phallus réel, anatomique, le pénis, intervient dans le complexe d’Œdipe freudien (la petite fille a envie d’avoir un pénis… le fils ne veut pas le perdre), Lacan redéfinit l’Œdipe sur un plan symbolique : l’enfant désire être le désir de sa mère… “Pour plaire à la mère, il faut et il suffit d’être le Phallus” écrit Lacan. Tous les enfants (garçon et fille) veulent être le phallus symbolique de leur mère… être l’image la plus parfaite de ce que désire leur mère… la combler.

Évidemment le phallus symbolique n’existe pas… Car aucun objet en réalité ne comble durablement le manque… Quoi qu’on fasse dans sa vie, quoi qu’on obtienne… Ça manque toujours . Cette liaison entre manque et désir, c’est la loi du désir, la possibilité de désirer toute une vie… Car je désire ce qui me manque.

Mais chemin faisant, Jacques Lacan relativise, puis estompe le rôle du père… Du Nom du Père, presque Dieu le père… Il transforme son concept en « Les Noms du Père », puis en Signifiants Maîtres… Non seulement Lacan  abandonne le père comme agent principal de la fonction paternelle, mais il laisse aussi tomber la fonction ! Ce qui donne sens à l’existence, ce n’est plus Dieu, le père ou l’argent… Mais nos symptômes, nos traumatismes d’enfances… On délire tous, et notre boussole devient notre jouissance… Saperlipopette.

Des vidéos prises sur le vif des ateliers et conférences sont disponibles sur la chaîne :  Jean Godebski – You Tube

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *