La Perversion ou le déni du manque

« La perversion ou le déni du manque » est la première vidéo d’une trilogie sur le manque comportant aussi « L’amour ou le comblement du manque » et « La liberté ou savoir y faire avec son manque« … Vertuchou.
Le développement psychique de tout être parlant suit trois grandes structures : la Psychose (rien manque), la Perversion (déni du manque) et la Névrose (où comment combler le manque). Ainsi nous commençons par la Schizophrénie (où nous sommes fusionnés, bout corps de notre mère), puis nous passons à la paranoïa (où nous pensons que les autres complotent pour nous séparer de notre mère), enfin à la mélancolie (où nous subissons la séparation et… ça ne vaut plus coup de se lever, de vivre). La réponse à la mélancolie, c’est la perversion (la complétude se dérobe certes, mais avec un objet fétiche (un doudou) ça ne manque plus)… Ainsi nous attaquons notre quête acharnée pour éviter le non sens, le vide… Être manquant.

Tu as raté ta vie si à 50 ans tu n’as pas une Rollex… Si tu n’as pas retrouver un doudou ! La perversion du monde est de nous faire croire qu’il est possible que rien ne manque : Capitaliste tu achetes ce qui manque ; Romantique tu rencontres le personne comblante ; Tandis que Bouddhiste tu considères que le manque est une illusion. La Perversion recherche un mode d’emploi pour réussir sa vie… C’est à dire qu’elle cherche à la réduire à des buts, à des normes… Par exemple réduire l’entreprise aux bénéfices, le travail au salaire, la politique à l’élection… Réduire l’amour à la sexualité et la sexualité aux corps,… Bigre.

La fonction paternelle, le Nom du Père de Lacan donne des repères, un mode d’emploi de vie : passe ton bac, fais des études, trouve un boulot, ta maison, fais une famille, des enfants… La version du Père n’est pas notre version de la vie, nos choix propres… La version du père n’est-elle pas une Père version ?

Le modèle du pervers narcissique c’est le gendre idéal : je suis exactement ce qu’on attend de moi… C’est une incapacité à approcher sa faille… à être manquant. Jamais triste ou déprimé, le pervers narcissique doit se soutenir lui même par un solide complexe de supériorité. Évidemment le pervers n’est pas manquant, c’est l’autre… Le manque c’est la faute de l’autre. Un Pervers ne va jamais chez un psy sinon pour démontrer que ça ne sert à rien pardieu.

Des vidéos prises sur le vif des ateliers et conférences sont disponibles sur la chaîne :  Jean Godebski – You Tube

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