La jouissance

Un traumatisme c’est ce que nous répétons sans cesse (Le langage par exemple est un traumatisme. Nous parlons sans cesse ! Pourquoi ?). Pourquoi répétons-nous les mêmes échecs, les mêmes histoires bancales, les mêmes maux… Parce que cela nous fait jouir ! Il faut entendre jouir ici, en psychanalyse, en positif comme en négatif : ce qui nous impacte, ce qui, pour nous, est important, nous fait vibrer (un chagrin d’amour en est l’exemple type). Nous répétons sans cesse car notre inconscient choisit la jouissance même douloureuse (même mortelle !) : tout plutôt que le vide, le « ça n’a aucun sens », le trou du Réel.

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© Géraldine Georges/ Colagene pour Philosophie Magazine

La clinique du « tout dernier Lacan » cherche à comprendre cette jouissance dans les trois registres de l’Humain, Symbolique (les mots, le langage) Imaginaire (le monde des images) et Réel (le corps sans mots ni image). On peut transformer sa jouissance symbolique ou imaginaire (travail classique de psychanalyse avec les mots et les rêves), mais il est très difficile de changer sa jouissance réelle du corps hors sens (la sexualité par exemple !). Par des actes aussi, hors sens (hors mot ou image comme une non séance !), la clinique du « tout dernier Lacan » veut apprivoiser cette jouissance, « Savoir y faire avec »… Car cette jouissance c’est la part la plus singulière de chaque être humain.

Extrait d’une conférence : Le désir… Entre symptôme et  jouissance.
Extrait d’une conférence de Jean Godebski psychanalyste psychothérapeute : Nos traumatismes ne sont-ils pas à l’origine de notre jouissance, c’est à dire au sens que nous donnons à notre existence ?

Des vidéos prises sur le vif des ateliers et conférences sont disponibles sur la chaîne :  Jean Godebski – You Tube

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