La relation mère enfant… Retour à Freud

Après « La fonction maternelle » et « La relation mère enfant ou relation d’objet », « La relation mère enfant… Retour à Freud » est la troisième partie de « La mère suffisament bonne… » première conférence du cycle « La mère suffisamment bonne… Mais pas trop ?! » qui comprend aussi « La relation mère fille, un ravage ? » et « Mère fils, une relation impensable ».

Après avoir défini la fonction maternelle puis vu la position centrale où l’ont placée les post-freudiens (Mélanie Klein, Donald Winnicott, John Bowlby…), nous allons maintenant, avec Lacan, faire notre « Retour à Freud » et revenir à la structure du développement psychique de tout être parlant. C’est à dire que nous allons nous centrer non plus sur la relation mère enfant, mais sur ses soubassements inconscients… Morbleu !

mère-suffisamment-bonne-jean-godebski-conference-psy-retour-a-freud-nimes
Madone Sixtine de Raphaël

Continuer la lecture de « La relation mère enfant… Retour à Freud »

La relation mère enfant ou relation d’objet ?

Après « La fonction maternelle ? », « La relation mère enfant ou relation d’objet ? » est la deuxième partie de « La mère suffisamment bonne… », première conférence du cycle « La mère suffisamment bonne… mais pas trop? » qui comprend aussi « La relation mère fille un ravage ? » et « Mère fils, une relation impensable ?! ».

Après Freud, les « post freudiens » ont placé la relation d’objet, relation de la mère à son enfant, au centre de la psychanalyse comme le processus structurant le développement de la psyché humaine !

Continuer la lecture de « La relation mère enfant ou relation d’objet ? »

La Fonction Maternelle ?

La Fonction Maternelle ?
Première partie de la conférence « La mère suffisamment bonne… » 

La fonction maternelle ? Première partie de « La mère suffisamment bonne… », première conférence du cycle « La mère suffisamment bonne… Mais pas trop !? » qui comprend aussi « La relation mère fille un ravage ? » et « Mère fils la relation impensable ! ». Son titre est la traduction du concept de Winnicott «The goodenough mother  ». Cette expression fait le bonheur de toute la littérature « pour les mères »… Prétexte à montrer comment elles doivent s’y prendre avec leurs enfants !! Très en vogue en psychologie comportementale, nous en verrons les critiques… Et tenterons d’approfondir notre compréhension de la relation mère enfant… Fichtre !

La psychanalyse analyse toujours la fonction paternelle (Freud) qui devient Nom du Père pour Lacan : fonction de tiers, porteur de la loi, père-version… Mais quid de la fonction maternelle ? Est-ce que ça existe ?

Conférence psy jean godebski psychanalyste fonction maternelle
G. Klimt Mère et enfants
Continuer la lecture de « La Fonction Maternelle ? »

Psychothérapie et Psychanalyse ?

Psychothérapie individuelle d’adulte ou d’adolescent, thérapie familiale, de couples, dessins d’enfant ou analyse des pratiques professionnelles… Différentes thérapies brèves ou analytiques sont employées selon la demande et les besoins.
Une psychothérapie sera plus ponctuelle (quelques séances) pour aborder et dépasser des difficultés repérées. Elle se déroule en face à face avec une présence et une interaction du psychothérapeute plus marquées.

Janus, dieu des passages, des commencements et du temps
Continuer la lecture de « Psychothérapie et Psychanalyse ? »

Les nymphéas de Claude Monet

Les nymphéas de Claude Monet (à voir et à revoir à L’Orangerie à Paris) sont l’image même des trois dimensions de la clinique Borroméenne de Jacques Lacan… Une image impossible bien sûr puisque le Réel, par définition, n’a pas d’image !
Claude Monet peint la surface de l’eau (qui peut représenter, imager le symbolique, c’est-à-dire le philtre des mots…) au travers de laquelle nous percevons le fond de l’étang (le Réel recouvert bien sûr par le symbolique, c’est-à-dire le monde recouvert par les mots…) mais cette surface reflète aussi le ciel (l’Imaginaire). Évidemment ces trois plans, trois dimensions, ne sont pas étagés (en bas, en haut et au milieu) mais au contraire inextricablement mêlés… Avec de multiples raccords, trous, fusions…

Les Nymphéas
Les nymphéas – Claude Monet Continuer la lecture de « Les nymphéas de Claude Monet »

La jouissance

Un traumatisme c’est ce que nous répétons sans cesse (Le langage par exemple est un traumatisme. Nous parlons sans cesse ! Pourquoi ?). Pourquoi répétons-nous les mêmes échecs, les mêmes histoires bancales, les mêmes maux… Parce que cela nous fait jouir ! Il faut entendre jouir ici, en psychanalyse, en positif comme en négatif : ce qui nous impacte, ce qui, pour nous, est important, nous fait vibrer (un chagrin d’amour en est l’exemple type). Nous répétons sans cesse car notre inconscient choisit la jouissance même douloureuse (même mortelle !) : tout plutôt que le vide, le « ça n’a aucun sens », le trou du Réel.

lacan-lexique2geraldine-geroges colagene
© Géraldine Georges/ Colagene pour Philosophie Magazine Continuer la lecture de « La jouissance »

Le délire généralisé

Dans son premier enseignement, Jacques Lacan écrit : « N’est pas fou qui veut ». Il sépare le délire, la folie (structure psychotique ou des pans de réalité manquent) à une « normalité » (la structure névrosée qui admet le complexe d’Œdipe (l’apparition d’un tiers (le père ?) qui fait coupure !), c’est-à-dire accepte d’être un être humain singulier, séparé de sa mère, de l’Autre qui le comble… d’être manquant (Le roc de la castration).
Dans le tout dernier Lacan il n’y a pas d’accès à la réalité, au Réel. Car le Réel, le monde qui nous entoure, nos existences… N’ont pas sens ! Mais l’être humain en a besoin (les « illusions nécessaires » disait Freud), donc il crée un sens à sa vie (Dieu, le travail, la famille, l’amour, avoir de l’argent… être psychanalyste !)… Tous le monde délire ! (Lacan a pris deux exemple de délires caractérisés : Le catholicisme et son propre enseignement !).

délire-lacan-godebski-psychanalyste-nimes
Les délirants Marx Brothers Continuer la lecture de « Le délire généralisé »

Le tout dernier enseignement de Lacan ?

Le tout dernier enseignement de Lacan s’appuie sur le nœud borroméen qui noue trois dimensions : Symbolique (les mots), Imaginaire (les images) et Réel. Le Réel est ce qui échappe au Symbolique et à l’Imaginaire… Hors sens, il peut être vu comme le zéro, le trou, le vide qui permet le manque, le désir…Qui permet à l’imaginaire de se déployer, se renouveler.

noeud-lacan-borromeen Continuer la lecture de « Le tout dernier enseignement de Lacan ? »

Pour respecter tout le monde, on ne tient compte de personne !

respecter-personne-jean-godebski-psychanalyste
Enseigner le respect ?

On ne tient compte de personne ! A quelle heure, quel âge, à partir de combien de mois, d’années… L’institution prend-elle en compte les demandes de ses usagers ? Ecoles, hôpitaux, orphelinats… Les institutions organisent leur fonctionnement sans l’avis des personnes concernées. Dans un cadre fixe elles fonctionnent sans être perturbées par la singularité de chacun. « Pour respecter tout le monde, on ne tient compte de personne ! » telle est la devise. Continuer la lecture de « Pour respecter tout le monde, on ne tient compte de personne ! »

Dieu le père n’est plus !

« Tout ce que tu fais pour la personne sans la personne, tu le fais contre la personne » est une réflexion sur la fin annoncée du patriarcat. L’émancipation des femmes (surtout vis-à-vis de la maternité) et l’égalité des sexes (l’abandon du « père chef de famille ») inversent l’ordre de notre société fondé sur un principe millénaire : Dieu le père !
Ou son corollaire : le Père représentant de Dieu !

dieu-le-père-michel-ange-texte-jean-godebski-psychanalyse
Dieu le père, Michel-Ange, plafond de la chapelle Sixtine, Rome

C’est toute une vision du pouvoir représentatif qui s’effondre… Et toutes ses déclinaisons : du roi représentant de Dieu, du tyran ou président représentant du peuple, père de la nation, du député au patron représentant local ou professionnel … jusqu’au père détenteur du pouvoir familial ! Continuer la lecture de « Dieu le père n’est plus ! »